الأربعاء، 4 سبتمبر 2013

INSOLITE L’élevage de cafards : un art exigeant

le nouveau rendez vous world

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Dans le même numéro

N° 1192
5 SEPT.
La nouvelle guerre froide

Fiches
pays


    InsolitesClaire Maupas


Claire
● L’évasion de ses cafards d’élevage – 1 million de blattes américaines en cavale – a fait le tour du web. Wang Pengsheng a perdu tous ses insectes destinés à la préparation de remèdes traditionnels. Dans son business plan, ce Chinois infortuné avait tout prévu – sauf la démolition de son écloserie, détruite à la pelle mécanique par un individu en uniforme. “Ce n’est pas nous qui l’avons démolie, c’est probablement le bureau de la construction, qui a estimé que c’était un bâtiment illégal”, se défend l’administration du territoire de la commune de Dafeng, citée par Xinhuanet. L’élevage des cafards est un art exigeant. Maintenus à une température de 32 à 36 °C et à un taux d’humidité de 80 %, les cancrelats se repaissent de poulet, de biscuits, de fruits et de graisse animale – des mets coûteux mais rentables. M. Wang, qui avait investi plus de 180 000 yuans (près de 22 000 euros) dans l’achat de 102 kilos d’œufs, tablait sur 1 000 yuans (1 200 euros) de bénéfices par kilo de cafards adultes. Encore eût-il fallu que son centre reste sur pied. A dire vrai, l’éleveur n’a pas tout perdu. Dans les décombres de l’écloserie, sa mamansoigne amoureusement les rescapés.
Hémorroïdes, inflammations, tumeurs cancéreuses, problèmes circulatoires, ulcères… En médecine traditionnelle, le cafard séché soigne mille maux, relate Baidu Baike, le Wikipédia chinois. Vivante, en revanche, la blatte est une vraie cochonnerie qui propage une kyrielle de maladies infectieuses. Et une cochonnerie coriace : Periplaneta americana peut survivre neuf jours après décapitation, note une société du Yunnan qui produit chaque année 50 tonnes de blattes pilées pour

l’industrie pharmaceutique.
COURRIER INTERNATIONAL

الاثنين، 2 سبتمبر 2013


Pascal Durand, ses intentions et ses « points »

Pascal Durand, secrétaire national d'EELV, le 22 août à Marseille. Photo Franck Pennant/AFP
Peut-on être secrétaire national d'EELV et député européen ? La question a été posée lors des Journées d'été du parti, la semaine dernière à Marseille, suite aux déclarations de Pascal Durand sur les européennes. Le numéro un écologiste a en effet annoncé que si le ministre délégué au développement, Pascal Canfin, renonçait à se lancer dans la bataille, il serait tête de liste en Ile-de-France.
"Ça pose la question d'une double candidature", a noté le député européen Yannick Jadot. Une remarque qui n'est pas tout à fait désintéressée puisque ce proche de Daniel Cohn-Bendit se serait bien vu occuper la tête de liste francilienne en 2014."Faux, il n'y a aucun problème de double candidature, a répondu Cécile Duflot, ministre du logement. C'est un mauvais procès de ceux qui ne veulent pas que Pascal Durand soit candidat."
"Tuilage"
Mme Duflot semble pourtant avoir parlé un peu vite. La question du cumul des mandats est un sujet sensible chez les écologistes et leur règlement intérieur est particulièrement restrictif sur le sujet. A chaque fonction interne et à chaque mandat électif est attribué un nombre de points. Le total admis ne doit pas dépasser 10. Or être "secrétaire national" vaut 6 points et "parlementaire" (député, sénateur ou député européen) 5. Avec 11 points, M. Durand serait donc hors jeu.
Le chapitre suivant est encore plus clair : "Concernant les membres du bureau exécutif siégeant dans une assemblée parlementaire, ils ne peuvent être en même temps secrétaire national, porte-parole ou délégué aux élections." Si M. Durand était élu député européen, il devrait donc laisser son poste à EELV. Interrogé sur le sujet à Marseille, ce dernier a choisi d'esquiver la question. "Pour qu'il y ait un problème, il faut que je sois réélu secrétaire national en novembre et que je sois candidat en Ile-de-France, a-t-il répondu. Je regarderai alors les statuts."
Jean-Vincent Placé, président du groupe écologiste au Sénat, estime cependant que M. Durand pourrait cumuler les deux fonctions jusqu'aux régionales de 2015 avant de quitter la tête du parti. A EELV, des exceptions de ce type portent même un nom : "le tuilage". Ou comment s'arranger avec les règles pour conserver son mandat si une démission offre le siège à une autre force politique. Ou si le secrétaire national décide de courir deux lièvres à la fois. A trois mois d'un congrès, on a connu meilleure façon de commencer une campagne.

Tunisie : immense base militaire américaine à Remada

Tunisie : immense base militaire américaine à Remada




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Karim Zmerli


Comme retour sur investissement dans la révolution du jasmin, les Américains ont construit dans le sud tunisien une base militaire encore plus grande que celle qu’ils ont en Arabie Saoudite. Ghannouchi, Marzouki et Ben Jafaar leur offrent ainsi ce que Ben Ali leur a refusé en 2007 ! Tout cela dans le silence de l’opposition et le mutisme des médias.



Savez-vous que les Etats-Unis garantissent les crédits de deux pays dans le monde : Israël, depuis toujours et la Tunisie depuis le coup d’Etat du 14 janvier 2011. Depuis déjà 1984, les Américains voulaient faire tomber Bourguiba au profit des islamistes. Leur coup d’Etat du 8 novembre 1987 aurait pu réussir n’eut-été celui du général Ben Ali le 7 novembre 1987, grâce aux Algériens. 

Maintenant que leurs mercenaires sont au pouvoir, ils peuvent tout obtenir. Du soutien diplomatique pour détruire la Syrie (le dernier communiqué des Affaires étrangères, c'est de la poudre aux yeux), jusqu’à la construction d’une base militaire pour contrôler toute la région et conquérir l’Algérie. En effet, cette base militaire vise essentiellement l’Algérie, qui croit avoir échappé au printemps arabo-impérialiste en accordant aux Américains des avantages et des concessions sur le gaz et le pétrole. Les Américains attendent juste la mort de Bouteflika pour passer à l’action. C’est John McCain qui a persuadé Barack Hussein de profiter des bonnes relations avec Ennahda pour installer l‘AFRICOM. 

Il s’agit, en effet, d’une base pour l’AFRICOM, United States Africa Command, qui est le commandement unifié pour l’Afrique et qui a été crée par le Pentagone en 2007, sous la présidence de George W.Bush. Sa mission, coordonner toutes les activités militaires, sécuritaires et d’espionnage des Etats-Unis sur le continent. Cette organisation est entrée en fonction le 1er octobre 2008, sous le commandement du général William E. Ward, ancien coordinateur de la sécurité entre Israël et l’autorité palestinienne. Depuis, ayant essuyé un refus de Ben Ali, de Kaddafi, de de Moubarak et de Bouteflika, ce commandement avait son quartier général à Stuttgart, en Allemagne. Une ramification se trouve à Djibouti. 

La construction de cette base militaire a démarré à Remada en décembre 2011, soit à peine trois mois après l’usurpation du pouvoir par les islamistes. En mars dernier, l’ambassadeur américain en Tunisie, Jake Walles, a visité cette base dans le sud tunisien. Il y a deux mois, le Tartour d'Ennahda y a passé trois jours. 

Prétexte invoqué de cette colonisation en marche : la lutte contre le terrorisme et principalement contre Al-Qaïda. On ne savait pas que cette organisation terroriste, qui est financée par l’Arabie Saoudite et le Qatar et qui mène la guerre en Syrie et en Irak, était une ennemie des Etats-Unis ! Les Américains vont jouer aux pompiers pyromanes en Tunisie. Ali Larayedh a désigné la cible: Ansar al-charia, une filiale d'Al-Qaïda. Comme si Ennahda n'était pas une ramification idéologique d'Al-Qaïda, et que celle-ci n'était pas une section secrète des Frères musulmans. Au vu et au su de tout le monde, les islamo-terroriste ont pris possession du Sud et des frontières tuniso-libyennes depuis deux ans. Tout y passe, armes, terroristes, argent, contrebande, drogue...Outre les camps d'entrainement des djihadistes qu'on envoie en Syrie. Les islamo-terroristes ne sont pas uniquement aux frontières. Ils sont en hibernation dans toutes les grandes villes de Tunisie. Ils sont au pouvoir et ils tiennent le ministère de l'Intérieur et, après la dernière purge décrétée par Marzouki, ils contrôlent le minstère de la Défense.    

Toujours est-il que le traître suprême qui a pris la place du combattant suprême au palais de Carthage pour services rendus à Ennahda, a signé un décret présidentiel qui déclare les frontières sud de la Tunisie comme une zone frontalière fermée. C’est celui qui fait office de ministre de la Défense, Rachid Sabbagh, qui l’a annoncé  jeudi 29 août 2013. Il n’a évidemment fait aucune allusion à l’AFRICOM, se contentant d’annoncer que cette décision a été prise " pour lutter contre la contrebande et le transfert d’armes qui a été utilisé par certains pour entrainer le pays dans des actes de terrorisme notamment à Jebel Chaâmbi et à Jebel Sammama". Cela veut dire que toute cette zone sera interdite aux Tunisiens, sauf avec une autorisation du gouverneur, a précisé ce ministre! Il s'agit donc d'une zone militaire tampon qui sera entièrement sous le contrôle des Américains, et accessoirement, des Anglais et des Allemands.  

Le traître suprême, dont le père n'a jamais été youssefiste mais un Ghoummi réfugié au Maroc dès l'indépendance, a parlé d'une décision provisoire et éventuellement reconductible. Il s'agit donc d'un contrat renouvelable. Outre leur servilité à la nouvelle puissance "protectrice", Marzouki et Ghannouchi ont un intérêt stratégique dans la création de cette zone militaire américaine: assurer à leur régime vendu la pérennité, le préserver de toute tentative de réveil nationaliste, à l'instar de l'Egypte. Il s'agit donc d'une qatarisation, ou d'une saoudisation de la Tunisie.     

Je publie cet article en sachant pertinemment que cette nouvelle n’intéressera pas beaucoup les tunisiens, qui ont perdu leur dignité depuis la « révolution » de la dignité. Ils sont tous occupés au bras de fer entre Rached Ghannouchi et Béji Caïd Essebsi ! Peut-être alors que cette information leur fera davantage plaisir : la base militaire française sera à Kasserine, dont les glorieux habitants se sont soulevés contre la présence « coloniale » de l’Etat tunisien en janvier 2011. Que ce soit Ghannouchi, Béji, Chebbi, Hamma Hammami ou même Brahim Kassas, le président règnera et l’Amérique gouvernera, comme les Beys à l’époque du protectorat.Tunisie-Secret.com 

الخميس، 29 أغسطس 2013

Elle réclame 20 millions d'euros à Nintendo__ le nouveau rendez vous world


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Elle réclame 20 millions d'euros à Nintendo







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À 75 ans, Nicole Walthert accuse Nintendo de lui avoir volé une idée développée en 1985. Cette ancienne kiné affirme que c'est elle qui a donné l'idée de Wii Fit, un jeu vidéo qui permet de faire du sport avec un 

accessoire en forme de pèse-personne.

الأربعاء، 28 أغسطس 2013

L'arme chimique, un tabou associé aux souffrances de 1914-18

Par Fabrice RANDOUX | 

lenouveaurendezvousworld


Si le recours à l'arme chimique reste un tabou, c'est que celle-ci est associée dans l'imaginaire collectif à des souffrances inacceptables depuis son utilisation massive pendant la guerre de 1914-18, selon des experts
Alors que le conflit syrien a fait plus de 100.000 morts depuis plus de deux ans sans entraîner d'intervention militaire extérieure, l'Occident s'apprête à réagir à la mort de plusieurs centaines de personnes causée par une attaque au gaz toxique le 21 août près de Damas.
"Cette affaire montre la place très particulière des armes chimiques dans la panoplie des armes", souligne Olivier Lepick, chercheur à la Fondation de la recherche stratégique (FRS).
"Il y a une dimension psychologique très forte. Les gens associent les armes chimiques à une mort douloureuse, à l'étouffement et la détresse respiratoire", précise-t-il.
Elle est aussi considérée comme une "arme non discriminante" qui touche civils comme militaires. "Un obus vise en principe une position alors que, lorsqu'on balance des centaines de litres de gaz, ce n'est pas une frappe chirurgicale", résume-t-il.
Pour Emmanuel Goffi, officier de l'armée de l'Air et enseignant en droit international, l'arme chimique "cause des souffrances inutiles et disproportionnées par rapport aux avantages attendus".
Dans une guerre, s'il doit y avoir des victimes, "le but est de faire en sorte que les gens meurent sans souffrance injustifiée". "Lorsque les gens agonisent lentement, ça crée de la terreur et c'est le non-respect d'une certaine idée de mettre fin à la vie humaine", dit-il. "Les armes qui sont interdites sont d'ailleurs des armes qui créent des souffrances inutiles comme les mines antipersonnel ou les sous-munitions", note-t-il.
Le traumatisme de 1914-18
Cette interdiction des armes chimiques ne date pas d'hier. "Le droit romain disait déjà qu'on ne fait pas la guerre avec des armes empoisonnées", souligne Olivier Lepick.
Dès le XIXe siècle, les Conventions de Bruxelles (1874) et de La Haye (1899) interdirent l'emploi d'armes empoisonnées et de projectiles chargés de gaz toxique.
Mais c'est la Première Guerre mondiale qui fut "la première guerre chimique moderne" et reste "la mère de toutes les guerres chimiques", rappelle le chercheur de la FRS.
En avril 1915, près d'Ypres (Belgique), l'armée allemande répand sur les lignes ennemies un nuage de gaz chloré, causant la mort de 15.000 soldats.
"La première utilisation par les Allemands sur le front a immédiatement été ressentie comme un crime de guerre d'autant plus que le gaz ne provoque ni sang ni ouverture du corps comme les obus ou les balles", souligne l'historienne Annette Becker, spécialiste de la Grande guerre.
L'indignation n'empêchera pas les Alliés de recourir à leur tour à ces armes, et le fameux "gaz moutarde" (ypérite) a laissé des traces très fortes dans l'imaginaire collectif.
"Beaucoup de Français ont entendu parler dans leur famille d'un grand-père qui a été gazé à Verdun et en est mort ou en a gardé des séquelles", note M. Lepick.
"Les gaz ont été considérés comme un des grands tueurs de la Première Guerre mondiale alors qu'ils ont tué quelques dizaines de milliers de morts contre les millions de soldats tués par les obus et les balles", souligne Mme Becker. "Après la Grande Guerre, une des passions du droit humanitaire a été de tout faire pour faire disparaître les gaz", explique-t-elle.
Cela aboutit au protocole de Genève en 1925 interdisant l'emploi d'armes chimiques et biologiques, mais pas de leur mise au point.
Il faudra attendre l'emploi d'armes chimiques dans les années 80 par l'Irak contre l'Iran pour parvenir à la signature de la Convention de Paris en 1993 et l'interdiction totale de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l'emploi d'armes chimiques. La Syrie fait partie des rares pays à ne pas l'avoir signée, comme la Corée du Nord.
Mais davantage que le droit international, c'est l'argument moral et la crainte d'un effet domino qui est mis en avant aujourd'hui par les Etats-Unis.
"Quel message cela envoie-t-il au monde si un gouvernement peut avoir recours impunément aux armes les plus abominables, les armes chimiques, contre son propre peuple?", soulignait mercredi un haut responsable américain
Cependant, cette "ligne rouge" du président américain Barack Obama "revient en creux à dire que vous pouvez tuer sans crainte avec des armes conventionnelles. D'un point de vue moral comme diplomatique, c'est une attitude illisible", juge M. Lepick.

الثلاثاء، 27 أغسطس 2013

Syrie : la France «prête à punir» les auteurs du massacre à l'arme chimique

Un avion F/A-18F Super Hornet de l'armée américaine, positionné en Mediterranée, le 15 août.

Un avion F/A-18F Super Hornet de l'armée américaine, positionné en Mediterranée, le 15 août. (Photo US Navy. AFP)A
    LE NOUVEAU RENDEZ VOUS MONDIAL
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  • 588
  • AU FIL DE LA JOURNÉE Alors qu'une intervention militaire des pays occidentaux se précise, François Hollande invoque la responsabilité de «protéger» les civils. Sur le terrain, la mission d'experts de l'ONU a été suspendue pour des questions de sécurité.
Les pays occidentaux, dont les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, évoquent de plus en plus ouvertement une intervention militaire contre le régime syrien en réaction à l'attaque chimique selon eux«indéniable» contre des civils la semaine dernière près de Damas.
Le 21 août, ces armes auraient fait plus de 1 300 morts dans la Ghouta orientale, majoritairement des femmes et des enfants. MSF estime à plus de 3 600 le nombres de personnes ayant présenté des troubles neurotoxiques dans les trois heures suivant l'attaque.
Les experts de l'ONU, en déplacement dans la banlieue de Damas pour enquêter sur l'utilisation de ces armes ont été pris pour cible lundi, par des tirs embusqués, mais ont pu commencer à enquêter.

Les Etats-Unis prêts à y aller

Le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, a déclaré que les forces armées étaient «prêtes» pour une action militaire en Syrie si le président Barack Obama donnait son aval, dans une interview mardi à la BBC. «Nous sommes préparés. Nous avons positionné des éléments pour être capables de répondre à toute option choisie par le président, a-t-il déclaré. Nous sommes prêts à y aller.»
Depuis plusieurs jours, le secrétaire d'Etat, John Kerry, multiplie les entretiens téléphoniques avec ses homologues en Europe et au Moyen-Orient.

Barack Obama (photo Reuters) n’a pas fait de déclaration publique, mais évoqué «une palette d’options» possibles pour faire cesser les massacres par le biais du prochain chef de la présience tournante du Conseil de sécurité, Kevin Rudd.

La France réunit demain un Conseil de défense

France's President Francois Hollande reacts as he delivers a speech during the annual Conference of Ambassadors at the Elysee Palace in Paris August 27, 2013. President  Hollande said on Tuesday that France stood ready to punish the perpetrators of a chemical attack in Damascus last week and would increase its military support to the Syrian opposition.   REUTERS/Kenzo Tribouillard/Pool   (FRANCE - Tags: POLITICS) - RTX12XZ0
François Hollande à l'Elysée ce mardi. (Photo Reuters)
François Hollande, qui s'exprimait lors de la traditionnelle conférence devant les ambassadeurs, a déclaré que «le massacre chimique de Damas ne peut rester sans réponse» et que la France était «prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents» en Syrie, où la «guerre civile (...) menace aujourd’hui la paix du monde».Le Président n'a pas annoncé d'intervention militaire mais il a annoncé qu'il réunirait demain un Conseil de défense et a invoqué «la responsabilité de protéger les civils», telle que définie par les Nations Unies. Les Conseils de défense extraordinaires réunissent, à l'Elysée, le chef de l'Etat, le Premier ministre, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, et le chef d’état-major des armées.
«J’ai décidé d’accroître notre soutien militaire à la coalition nationale syrienne (l'opposition, ndlr)», a aussi dit le président sans autre précision.
Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian s'est entretenu avec cheikh Mohammed ben Zayed, commandant en chef adjoint des forces armées émiraties. «Ce sont des pays qui interviennent diplomatiquement très fortement sur la question syrienne et avec lesquels nous avons une coopération stratégique très affirmée, explique l’entourage de Le Drian. Il est absolument nécessaire que nous ayons une conversation avec eux sur le sujet.»

Le parlement britannique convoqué jeudi


Au Royaume-Uni, David Cameron, qui penche également pour une intervention, a convoqué le Parlement pour un vote jeudi sur une«réponse proportionnée» à la présumée attaque à l’arme chimique. Les députés étaient censés être en vacances jusqu'à la semaine prochaine. Sur le plan militaire, Downing Street a confirmé que l’armée britannique se préparait à l’éventualité d’une intervention, et a laissé entendre que la décision d’intervenir pourrait être prise avant que les résultats de l’enquête des inspecteurs de l’ONU en Syrie ne soient connus.

D'autres soutiens à une intervention

Kevin Rudd, le Premier ministre australien, qui siegera à la tête du Conseil de sécurité de l'ONU lors de la prochaine présidence tournante.
La communauté internationale «ne peut pas tourner la tête», estime le Premier ministre australien Kevin Rudd (photo Reuters), dont le pays prendra la présidence tournante du Conseil de sécurité de l’ONU le mois prochain.
D’intenses consultations à haut niveau ont eu lieu ces derniers jours entre les capitales occidentales pour préparer une «réponse sérieuse», alors que l’armée américaine assurait préparer ses options. Des hauts responsables militaires de pays occidentaux et musulmans entament ce mardi une réunion de deux jours en Jordanie pour discuter «des scénarios»possibles après les «dangereux développements» en Syrie, selon Amman. 
Le ministre des Affaires étrangère turc, Ahmet Davutoglu, le 13 juin 2013. Des pays non-permanents au Conseil, comme la Turquie ont également rapidement réagi. Par la voix de son ministre des Affaires étrangèresAhmet Davutoglu (photo Reuters), Anakara s'est dite prête à rejoindre une coalition internationale même en l’absence de consensus à l’ONU. «Si une coalition est formée contre la Syrie lors de ce processus, la Turquie en fera partie», a déclaré Davutoglu dans un entretien accordé au quotidien Milliyet paru lundi. Selon Ankara,  «quelque 36 ou 37 pays discutent déjà de ces options»seraient prêts à passer outre la décision du Conseil de sécurité.
L’Allemagne a fait savoir quant à elle qu’elle approuverait une éventuelle «action» de la communauté internationale si l’usage d’armes chimiques était confirmé, tandis que l’Arabie saoudite exhortait le Conseil de sécurité à agir face aux «massacres effroyables» commis selon elle par Damas.
En revanche, l’Italie a rejeté mardi toute intervention militaire en Syrie sans approbation du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Assad et ses alliés menacent

Le président syrien Bachar al-Assad a prévenu Washington que toute intervention militaire contre son régime serait vouée «à l’échec», qualifiant d'«insensées» les accusations occidentales sur l’usage d’armes chimiques par son régime. «Les déclarations faites par des hommes politiques aux Etats-Unis et en Occident sont une insulte au bon sens», a-t-il déclaré.
Bachar al-Assad lors d'une interview à un journal russe, à Damas, le 26 août 2013, en pleine polémique sur l'utilisation d'armes chimiques par le régime.
Bachar al-Assad lundi lors d'une interview pour un journal russe. (Photo Sana Sana. Reuters)
Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a dénoncé mardi lors d'une conférence de presse à Damas une éventuelle frappe occidentale qui «servira les intérêts d’Israël et en deuxième lieu, le Front al-Nusra», groupe armé combattant avec les rebelles syriens et qui a prêté allégeance à al-Qaeda.
Mouallem a en outre assuré qu’une frappe occidentale n’affecterait pas la campagne militaire menée par Damas contre les rebelles. «S’ils pensent pouvoir ainsi empêcher la victoire de nos forces armées, ils se trompent. S’en prendre à la Syrie n’est pas une mince affaire. Nous disposons de moyens de défense qui vont surprendre les autres.»
La Russie, soutien indefectible de Damas, appelle les Etats-Unis et la communauté internationale à la «prudence» en Syrie. «Les tentatives visant à contourner le Conseil de sécurité (de l’ONU, ndlr), de créer une fois de plus des prétextes artificiels et infondés pour une intervention militaire dans la région vont créer de nouvelles souffrances en Syrie et auront des conséquences catastrophiques pour les autres pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord», a fait savoir le ministère.
Le ministre des Affaires étrangères, Sergey Lavrov à Moscou, le 11 juillet 2013. Hier, Sergueï Lavrov (photo AFP), le ministre des Affaires étrangères russe, avait déjà prévenu : «Le recours à la force sans autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU est une violation grossière du droit international (...). Une intervention non autorisée par la communauté internationale ne fait qu’aggraver la situation dans un pays que l’on voulait sauver de la dictature et où l’on voulait imposer la démocratie.»
Autre allié du régime syrien, l’Iran a prévenu les Etats-Unis de «dures conséquences pour la Syrie mais aussi pour toute la région», en cas d’intervention. Téhéran s’aligne en effet sur les déclaration du régime d’Assad en affirmant que ce sont les rebelles qui sont impliqués dans l’attaque. Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a affirmé qu’il existait «des preuves».
De son côté, la Chine a préconisé elle la «prudence, afin d’éviter toute ingérence.»
L’Irak a lui affirmé être opposé à l’utilisation de son espace aérien ou de son territoire pour toute opération.

La mission de l'ONU en suspens

Les experts de l’ONU chargés d’enquêter sur ces attaques ont commencé à récolter témoignages et échantillons hier dans la banlieue de Damas. Ils devaient continuer, mais leur mission a été reportée à demain faute, selon le ministère de la Défense syrien, de garanties de la part des rebelles concernant leur sécurité. Hier, ils avaient été ciblés par des snipers. «Un examen complet de la situation a conduit à reporter la visite d’une journée afin d’améliorer la préparation et la sécurité de l’équipe», a déclaré un porte-parole des Nations unies, Farhan Haq.
Mais les insurgés ont démenti les accusations du gouvernement, affirmant que «le régime essaie de convaincre la mission que la vie de ses membres serait en danger si elle se rendait dans la Ghouta orientale».

L’ONU a confirmé avoir reporté à mercredi une visite de sa mission d’enquête, prévue mardi près de Damas, en raison de «craintes» pour la sécurité de son personnel. «Un examen complet de la situation a conduit à reporter la visite d’une journée afin d’améliorer la préparation et la sécurité de l’équipe», a déclaré un porte-parole des Nations unies, Farhan Haq.

السبت، 24 أغسطس 2013

Mandela dans un état de santé parfois "précaire" mais résiste

Photographe : Alexander Joe :: L'ancien président sud-africain Nelson Mandela, en 2009 à JohannesburgL'ancien président sud-africain Nelson Mandela, hospitalisé depuis plus de deux mois à 95 ans, se trouve parfois dans un état de santé "précaire" mais fait preuve d'une "grande résistance", a annoncé samedi la présidence sud-africaine.


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"Alors que parfois, son état de santé devient précaire, les médecins indiquent que l'ancien président fait preuve d'une grande résistance et son état tend à se stabiliser à la suite des interventions médicales", a commenté la présidence dans un communiqué.
"Les médecins continuent de travailler pour renverser la situation et favoriser une amélioration de son état de santé", a écrit le cabinet du président Jacob Zuma, ajoutant qu'ils faisaient en sorte que l'ancien président ne souffre pas.
"Son état est toujours critique mais stable", ajoute-t-il, reprenant des termes utilisés précédemment.
Nelson Mandela, héros de la lutte anti-apartheid, avait été hospitalisé en urgence le 8 juin pour une infection pulmonaire et il avait frôlé la mort fin juin.
Dans son précédent communiqué, le 11 août, la présidence avait indiqué que Mandela faisait "des progrès lents mais réguliers" tout en étant "toujours dans un état critique".
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La plus jeune des filles de Nelson Mandela, Zindzi, avait de son côté assuré le 9 août qu'il était "chaque jour plus alerte, plus réceptif" et était même capable de quitter son lit pour s'asseoir quelques minutes par jour.
Le président Zuma, théoriquement la seule personne habilitée à donner des nouvelles de son illustre prédécesseur, a de nouveau appelé samedi les Sud-Africains à continuer à prier pour Mandela et à le garder en permanence dans leurs pensées.
Le porte-parole de la présidence, Mac Maharaj, n'a pas livré davantage de détails.
"Il y a des moments où il a des bas, il réagit aux traitements, mais il y a des moments où son état n'est pas stable", a-t-il dit à l'AFP.
"Mais il est dans un état stationnaire", a-t-il ajouté.
En juin, le président Zuma avait annulé un déplacement à l'étranger du fait d'une détérioration de l'état de santé de Mandela. Samedi, il devait se rendre comme prévu en Malaisie pour une visite officielle et y recevoir un prix pour la paix, au nom de Nelson Mandela.
De son côté, la chaîne de télévision américaine CBS a affirmé que l'ancien président sud-africain avait subi une intervention chirurgicale pour remédier à un problème de dialyse. Le même média avait fait état dans le passé d'épisodes pendant lesquels il ne réagissait plus aux traitements.
Le Prix Nobel de la paix, qui a eu 95 ans le 18 juillet, est un héros dans son pays et un symbole de la réconciliation nationale.
Il y a quatre ans, les Nations unies ont même fait de sa date d'anniversaire, le 18 juillet, le "Jour de Mandela", appelant chacun à passer 67 minutes à faire le bien, un chiffre correspondant au nombre d'années d'activisme de "Madiba", le surnom de Mandela.
Mais ses quatre hospitalisations successives cette année ont rappelé aux Sud-Africains que le héros national n'est pas immortel.
Après vingt-sept ans passés en prison pour avoir combattu le régime ségrégationniste de l'apartheid, Mandela avait réussi à rassembler une Afrique du Sud profondément divisée, devenant le premier président noir du pays en 1994.
Ses problèmes pulmonaires sont probablement liés aux séquelles d'une tuberculose contractée pendant son séjour sur l'île-prison de Robben Island, au large du Cap, où il a passé 18 de ses 27 années de détention dans les geôles du régime d'apartheid.

Armes chimiques en Syrie : 355 patients décédés, selon Médecins sans frontières

Selon l'ONG, Médecins sans frontières, près de 355 patients "présentant des symptômes neurotoxiques" sont morts en Syrie dans des hôpitaux depuis l'attaque du 21 août.

Photographe : - :: Des patients traités dans un hôpital à l'est de Damas, en Syrie, le 21 août.

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Près de 3.600 personnes sont traitées dans des hôpitaux syriens pour des "symptômes neurotoxiques" depuis l'attaque chimique du 21 août, selon les chiffres fournis par Médecins sans frontières (MSF), ce samedi. L'ONG avance un chiffre de 355 décès.
"Les symptômes qui nous ont été rapportés, le schéma épidémiologique de cet événement - caractérisé par l'afflux massif de patients dans un laps de temps très court, la provenance des patients et la contamination des secouristes et du personnel ayant fourni les premiers soins - suggèrent fortement l'exposition massive à un agent neurotoxique", a écrit MSF, première source indépendante à confirmer l'utilisation d'armes chimiques dans la région de Damas, évoquée depuis plusieurs jours.