الأربعاء، 4 سبتمبر 2013

INSOLITE L’élevage de cafards : un art exigeant

le nouveau rendez vous world

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N° 1192
5 SEPT.
La nouvelle guerre froide

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    InsolitesClaire Maupas


Claire
● L’évasion de ses cafards d’élevage – 1 million de blattes américaines en cavale – a fait le tour du web. Wang Pengsheng a perdu tous ses insectes destinés à la préparation de remèdes traditionnels. Dans son business plan, ce Chinois infortuné avait tout prévu – sauf la démolition de son écloserie, détruite à la pelle mécanique par un individu en uniforme. “Ce n’est pas nous qui l’avons démolie, c’est probablement le bureau de la construction, qui a estimé que c’était un bâtiment illégal”, se défend l’administration du territoire de la commune de Dafeng, citée par Xinhuanet. L’élevage des cafards est un art exigeant. Maintenus à une température de 32 à 36 °C et à un taux d’humidité de 80 %, les cancrelats se repaissent de poulet, de biscuits, de fruits et de graisse animale – des mets coûteux mais rentables. M. Wang, qui avait investi plus de 180 000 yuans (près de 22 000 euros) dans l’achat de 102 kilos d’œufs, tablait sur 1 000 yuans (1 200 euros) de bénéfices par kilo de cafards adultes. Encore eût-il fallu que son centre reste sur pied. A dire vrai, l’éleveur n’a pas tout perdu. Dans les décombres de l’écloserie, sa mamansoigne amoureusement les rescapés.
Hémorroïdes, inflammations, tumeurs cancéreuses, problèmes circulatoires, ulcères… En médecine traditionnelle, le cafard séché soigne mille maux, relate Baidu Baike, le Wikipédia chinois. Vivante, en revanche, la blatte est une vraie cochonnerie qui propage une kyrielle de maladies infectieuses. Et une cochonnerie coriace : Periplaneta americana peut survivre neuf jours après décapitation, note une société du Yunnan qui produit chaque année 50 tonnes de blattes pilées pour

l’industrie pharmaceutique.
COURRIER INTERNATIONAL

الاثنين، 2 سبتمبر 2013


Pascal Durand, ses intentions et ses « points »

Pascal Durand, secrétaire national d'EELV, le 22 août à Marseille. Photo Franck Pennant/AFP
Peut-on être secrétaire national d'EELV et député européen ? La question a été posée lors des Journées d'été du parti, la semaine dernière à Marseille, suite aux déclarations de Pascal Durand sur les européennes. Le numéro un écologiste a en effet annoncé que si le ministre délégué au développement, Pascal Canfin, renonçait à se lancer dans la bataille, il serait tête de liste en Ile-de-France.
"Ça pose la question d'une double candidature", a noté le député européen Yannick Jadot. Une remarque qui n'est pas tout à fait désintéressée puisque ce proche de Daniel Cohn-Bendit se serait bien vu occuper la tête de liste francilienne en 2014."Faux, il n'y a aucun problème de double candidature, a répondu Cécile Duflot, ministre du logement. C'est un mauvais procès de ceux qui ne veulent pas que Pascal Durand soit candidat."
"Tuilage"
Mme Duflot semble pourtant avoir parlé un peu vite. La question du cumul des mandats est un sujet sensible chez les écologistes et leur règlement intérieur est particulièrement restrictif sur le sujet. A chaque fonction interne et à chaque mandat électif est attribué un nombre de points. Le total admis ne doit pas dépasser 10. Or être "secrétaire national" vaut 6 points et "parlementaire" (député, sénateur ou député européen) 5. Avec 11 points, M. Durand serait donc hors jeu.
Le chapitre suivant est encore plus clair : "Concernant les membres du bureau exécutif siégeant dans une assemblée parlementaire, ils ne peuvent être en même temps secrétaire national, porte-parole ou délégué aux élections." Si M. Durand était élu député européen, il devrait donc laisser son poste à EELV. Interrogé sur le sujet à Marseille, ce dernier a choisi d'esquiver la question. "Pour qu'il y ait un problème, il faut que je sois réélu secrétaire national en novembre et que je sois candidat en Ile-de-France, a-t-il répondu. Je regarderai alors les statuts."
Jean-Vincent Placé, président du groupe écologiste au Sénat, estime cependant que M. Durand pourrait cumuler les deux fonctions jusqu'aux régionales de 2015 avant de quitter la tête du parti. A EELV, des exceptions de ce type portent même un nom : "le tuilage". Ou comment s'arranger avec les règles pour conserver son mandat si une démission offre le siège à une autre force politique. Ou si le secrétaire national décide de courir deux lièvres à la fois. A trois mois d'un congrès, on a connu meilleure façon de commencer une campagne.

Tunisie : immense base militaire américaine à Remada

Tunisie : immense base militaire américaine à Remada




le nouveau rendez vous world

Karim Zmerli


Comme retour sur investissement dans la révolution du jasmin, les Américains ont construit dans le sud tunisien une base militaire encore plus grande que celle qu’ils ont en Arabie Saoudite. Ghannouchi, Marzouki et Ben Jafaar leur offrent ainsi ce que Ben Ali leur a refusé en 2007 ! Tout cela dans le silence de l’opposition et le mutisme des médias.



Savez-vous que les Etats-Unis garantissent les crédits de deux pays dans le monde : Israël, depuis toujours et la Tunisie depuis le coup d’Etat du 14 janvier 2011. Depuis déjà 1984, les Américains voulaient faire tomber Bourguiba au profit des islamistes. Leur coup d’Etat du 8 novembre 1987 aurait pu réussir n’eut-été celui du général Ben Ali le 7 novembre 1987, grâce aux Algériens. 

Maintenant que leurs mercenaires sont au pouvoir, ils peuvent tout obtenir. Du soutien diplomatique pour détruire la Syrie (le dernier communiqué des Affaires étrangères, c'est de la poudre aux yeux), jusqu’à la construction d’une base militaire pour contrôler toute la région et conquérir l’Algérie. En effet, cette base militaire vise essentiellement l’Algérie, qui croit avoir échappé au printemps arabo-impérialiste en accordant aux Américains des avantages et des concessions sur le gaz et le pétrole. Les Américains attendent juste la mort de Bouteflika pour passer à l’action. C’est John McCain qui a persuadé Barack Hussein de profiter des bonnes relations avec Ennahda pour installer l‘AFRICOM. 

Il s’agit, en effet, d’une base pour l’AFRICOM, United States Africa Command, qui est le commandement unifié pour l’Afrique et qui a été crée par le Pentagone en 2007, sous la présidence de George W.Bush. Sa mission, coordonner toutes les activités militaires, sécuritaires et d’espionnage des Etats-Unis sur le continent. Cette organisation est entrée en fonction le 1er octobre 2008, sous le commandement du général William E. Ward, ancien coordinateur de la sécurité entre Israël et l’autorité palestinienne. Depuis, ayant essuyé un refus de Ben Ali, de Kaddafi, de de Moubarak et de Bouteflika, ce commandement avait son quartier général à Stuttgart, en Allemagne. Une ramification se trouve à Djibouti. 

La construction de cette base militaire a démarré à Remada en décembre 2011, soit à peine trois mois après l’usurpation du pouvoir par les islamistes. En mars dernier, l’ambassadeur américain en Tunisie, Jake Walles, a visité cette base dans le sud tunisien. Il y a deux mois, le Tartour d'Ennahda y a passé trois jours. 

Prétexte invoqué de cette colonisation en marche : la lutte contre le terrorisme et principalement contre Al-Qaïda. On ne savait pas que cette organisation terroriste, qui est financée par l’Arabie Saoudite et le Qatar et qui mène la guerre en Syrie et en Irak, était une ennemie des Etats-Unis ! Les Américains vont jouer aux pompiers pyromanes en Tunisie. Ali Larayedh a désigné la cible: Ansar al-charia, une filiale d'Al-Qaïda. Comme si Ennahda n'était pas une ramification idéologique d'Al-Qaïda, et que celle-ci n'était pas une section secrète des Frères musulmans. Au vu et au su de tout le monde, les islamo-terroriste ont pris possession du Sud et des frontières tuniso-libyennes depuis deux ans. Tout y passe, armes, terroristes, argent, contrebande, drogue...Outre les camps d'entrainement des djihadistes qu'on envoie en Syrie. Les islamo-terroristes ne sont pas uniquement aux frontières. Ils sont en hibernation dans toutes les grandes villes de Tunisie. Ils sont au pouvoir et ils tiennent le ministère de l'Intérieur et, après la dernière purge décrétée par Marzouki, ils contrôlent le minstère de la Défense.    

Toujours est-il que le traître suprême qui a pris la place du combattant suprême au palais de Carthage pour services rendus à Ennahda, a signé un décret présidentiel qui déclare les frontières sud de la Tunisie comme une zone frontalière fermée. C’est celui qui fait office de ministre de la Défense, Rachid Sabbagh, qui l’a annoncé  jeudi 29 août 2013. Il n’a évidemment fait aucune allusion à l’AFRICOM, se contentant d’annoncer que cette décision a été prise " pour lutter contre la contrebande et le transfert d’armes qui a été utilisé par certains pour entrainer le pays dans des actes de terrorisme notamment à Jebel Chaâmbi et à Jebel Sammama". Cela veut dire que toute cette zone sera interdite aux Tunisiens, sauf avec une autorisation du gouverneur, a précisé ce ministre! Il s'agit donc d'une zone militaire tampon qui sera entièrement sous le contrôle des Américains, et accessoirement, des Anglais et des Allemands.  

Le traître suprême, dont le père n'a jamais été youssefiste mais un Ghoummi réfugié au Maroc dès l'indépendance, a parlé d'une décision provisoire et éventuellement reconductible. Il s'agit donc d'un contrat renouvelable. Outre leur servilité à la nouvelle puissance "protectrice", Marzouki et Ghannouchi ont un intérêt stratégique dans la création de cette zone militaire américaine: assurer à leur régime vendu la pérennité, le préserver de toute tentative de réveil nationaliste, à l'instar de l'Egypte. Il s'agit donc d'une qatarisation, ou d'une saoudisation de la Tunisie.     

Je publie cet article en sachant pertinemment que cette nouvelle n’intéressera pas beaucoup les tunisiens, qui ont perdu leur dignité depuis la « révolution » de la dignité. Ils sont tous occupés au bras de fer entre Rached Ghannouchi et Béji Caïd Essebsi ! Peut-être alors que cette information leur fera davantage plaisir : la base militaire française sera à Kasserine, dont les glorieux habitants se sont soulevés contre la présence « coloniale » de l’Etat tunisien en janvier 2011. Que ce soit Ghannouchi, Béji, Chebbi, Hamma Hammami ou même Brahim Kassas, le président règnera et l’Amérique gouvernera, comme les Beys à l’époque du protectorat.Tunisie-Secret.com