الجمعة، 22 مايو 2015

La Tour Eiffel fermée en raison des pickpockets


  • LE NOUVEAU RENDEZVOUS MONDIAL

La Tour Eiffel fermée en raison des pickpockets 

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Symbole de la capitale française, la Tour Eiffel, inaugurée en 1889 et haute de 324 m, a accueilli plus de sept millions de visiteurs en 2014, dont environ 75% d'étrangers.


Le monument parisien est depuis plusieurs années le terrain de jeu de nombreux pickpockets. Exaspérés, les employés ont exercé vendredi leur droit de retrait. Après sept heures de fermeture, la tour a finalement rouvert en milieu d'après-midi.






Le vol à la tire semble être devenu monnaie courante aux pieds et dans les différents étages de la Tour Eiffel. Face à la recrudescence des pickpockets, menaçant touristes et personnels, une quarantaine de salariés ont décidé d'exercer leur droit de retrait, vendredi. Ainsi, la Tour Eiffel, l'un des monuments les plus visités au monde, n'a pas ouvert ses portes au public aux premières heures de la journée.


Le monument est resté fermé jusqu'en fin d'après-midi, avant de rouvrir aux environs de 16h30. La Société d'exploitation de la Tour Eiffel (SETE), en charge de la gestion du monument, s'est «réjouit du retour à la normale», après près de sept heures de blocage.


Un agent d'accueil a confirmé à l'AFP la réouverture de la Tour Eiffel. «Des choses ont été mises en place» avec la direction, permettant la reprise du travail, a-t-il ajouté, sans plus de détails. Néanmoins, il n'y a «rien de définitif», «on fera un point dans quelques jours» pour voir si des solutions pérennes et satisfaisantes sont trouvées, a-t-il prévenu.


En début de journée, les salariés avaient expliqué dans un communiqué qu'une «majorité d'entre eux» avaient choisi de faire valoir leur droit de retrait «suite à plusieurs agressions et menaces» proférées par les pickpockets. Le droit du travail permet aux salariés d'invoquer leur droit de retrait s'ils estiment encourir un «danger grave et imminent» pour leur vie ou leur santé. La SETE avait déploré la situation, regrettant «que les visiteurs déjà présents sur le parvis soient pénalisés». De premières discussions avec la direction n'avaient pas permis d'obtenir «de grosses avancées», le monument était donc resté fermé.
Des menaces personnelles


Les pickpockets «montent en bande de 4 ou 5 personnes. Parfois il peut y en avoir une trentaine» sur le monument, a raconté à l'AFP une salariée. Elle a fait part «d'agressions verbales et de menaces envers les salariés d'accueil et les agents de sécurité». Un autre salarié, agent d'accueil, a expliqué avoir été menacé par un pickpocket qu'il évacuait de la Tour. «Il m'a dit “pourquoi tu ne nous laisses pas travailler? On t'a déjà vu partir de la Tour. Si ça continue, tu auras des problèmes”», témoigne-t-il.


Les salariés disent vouloir obtenir des «garanties formelles de la part de la direction afin que des mesures pérennes et efficaces soient prises». La direction «est plutôt dans la position d'informer les visiteurs (de la présence de pickpockets, ndlr) pour se déculpabiliser mais manque de détermination», a estimé l'agent d'accueil. «Quand le patronat veut surveiller ses salariés, il met des clients mystères. Pourquoi n'y aurait-il pas des touristes mystères, asiatiques? Ce serait très facile de prendre les pickpockets en flagrant délit», a-t-il ajouté.


La direction assure pour sa part être «engagée dans une coopération active et durable avec la préfecture de police qui a conduit au renforcement continu des mesures visant à garantir la sécurité du personnel et du public».


Un événement similaire était


survenu au musée du Louvre,


en 2013. Les agents de surveillance, exaspérés devant les bandes de pickpockets, avaient également exercé leur droit de retrait.

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L'EI revendique un attentat en Arabie saoudite



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 par sami slim



L'EI revendique un attentat 

en Arabie saoudite

La mosquée chiite de Koudeih, dans l’est de l’Arabie saoudite, a été frappée par un attentat-suicide le 22 mai.

L’explosion a eu lieu en pleine prière du vendredi, le 22 mai. La mosquée chiite du village de Koudeih, dans l’est de l’Arabie saoudite, a été frappée par un attentat-suicide qui a fait 21 morts et 81 blessés, dont 12 sont dans un état critique, selon le ministère de la santé saoudien. L'attaque a été revendiquée par l'organisation de l'Etat islamique (EI), par le biais d'une branche qui dit être implantée sur le territoire saoudien. Il s’agit du premier attentat à viser la communauté chiite en Arabie saoudite depuis novembre 2014.
Selon des témoins, cités par l’Agence France-Presse, un kamikaze s’est mêlé à la foule des fidèles venus assister à la prière avant de faire sauter la charge explosive qu’il portait sur lui. « Un individu a fait détoner une bombe qu’il portait sous ses vêtements pendant la prière du vendredi », a confirmé en début d’après-midi le porte-parole du ministère de l’intérieur saoudien. Il a souligné la détermination des services du ministère à « traquer toute personne impliquée dans ce crime terroriste perpétré par des personnes cherchant à porter atteinte à l’unité nationale, et à la présenter à la justice ».
Dans un communiqué mis en ligne sur des sites islamistes, l'EI affirme que « les soldats du califat dans la province de Najd (c'est-à-dire l'Arabie saoudite) » sont responsables de l'attaque, précisant qu'elle a bien été menée par un kamikaze qui a actionné une ceinture explosive qu'il portait sur lui dans la mosquée. Le communiqué promet aux chiites « des jours sombres » jusqu'à ce que « les soldats de l'EI » les « chassent de la péninsule arabique ».
Koudeih est située au nord de la ville de Katif, au cœur de la province orientale, une région pétrolière où se concentre la minorité chiite (10 % de la population), qui se dit victime de discriminations dans le royaume saoudien.
L'instrumentalisation des tensions entre chiites et sunnites par l'Arabie saoudite et l'Iran

« Un acte destiné à propager les troubles »

Le mufti d’Arabie saoudite, plus haut dignitaire religieux sunnite du pays, Cheikh Abdel Aziz Ben Abdallah Al-Cheikh, est intervenu en direct sur la chaîne Al-Ekhbariya pour dénoncer l’attentat :
« C’est un acte criminel destiné à creuser un fossé entre les fils de la nation (…) et à propager les troubles dans notre pays. »
Le ministère de l'intérieur saoudien a, lui, accusé « des agents de la sédition »d'être responsables de l'attentat de la mosquée d'Al-Kadih, rapporte l'agence de presse SPA. « Les autorités n'épargneront aucun effort pour retrouver tous ceux qui sont impliqués dans ce crime terroriste », a-t-il ajouté. Au Liban, le Hezbollah a condamné cet attentat, dont il tient les autorités saoudiennes « responsables » car « elles soutiennent et parrainent ces criminels », estime le mouvement chiite dans un communiqué.
Les autorités saoudiennes ont multiplié ces derniers mois les arrestations parmi des extrémistes sunnites soupçonnés de planifier des attaques pour attiser les tensions confessionnelles dans le pays. Une cellule de 65 personnes soupçonnées de liens avec l’Etat islamique a ainsi été démantelée le mois dernier.
L’Arabie saoudite a pris la tête d’une coalition arabe qui bombarde les miliciens chiites houthistes au Yémen. Après une courte trêve à caractère humanitaire, les bombardements ont repris. Au moins 1 037 civils ont été tués au Yémen depuis le 26 mars et 2 453 autres blessés, selon l'ONU.

Procès d’Outreau : Fabrice Burgaud se défend de toute pression sur Daniel Legrand


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Police et justice




Procès d’Outreau : Fabrice Burgaud se défend de toute pression sur Daniel Legrand



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Fabrice Burgaud en 2009.

L’affaire aurait pu porter son nom tant il en a cristallisé les critiques. Fabrice Burgaud a été à nouveau entendu, vendredi 22 mai, pour parler d’Outreau. Mais l’ancien juge d’instruction est intervenu cette fois en tant que témoin devant la cour d’assises des mineurs d’Ille-et-Vilaine. Et par visioconférence.
Il n’aura pas eu à recroiser ni les caméras accusatrices, ni Daniel Legrand, jugé à Rennes depuis mardi et pendant trois semaines pour « viols et agressions sexuelles en réunion sur mineurs de 15 ans ».
Daniel Legrand fait face une troisième fois à la justice pour l’affaire de pédophilie dans laquelle il a été acquitté il y a dix ans, avec douze autres personnes. Car, contrairement à ces derniers et aux quatre condamnés – Thierry Delay et Myriam Badaoui, les parents des enfants victimes, et un couple de voisins –, il était mineur au moment d’une partie des faits. Et c’est sur cette période qu’il est jugé à Rennes, son acquittement de 2005 ne portant que sur les faits postérieurs à sa majorité.
Lire notre récit : Outreau, le procès sans fin

« Je n’ai pas exercé de pression »

Devant la cour d’assises des mineurs d’Ille-et-Vilaine vendredi, Fabrice Burgaud a longuement expliqué comment les enquêteurs étaient remontés jusqu’à Daniel Legrand, se défendant de toute pression contre lui pour obtenir des aveux « à trois reprises », selon un journaliste de Ouest-France présent à l’audience.